Aujourd’hui en France comme dans le monde, internet permet un accès facile et rapide à l’information et à la connaissance. Paradoxalement on constate une recrudescence de la circulation de fausses informations, d’interprétations infondées et de contenus manipulés.
La désinformation en santé concerne la vaccination, les traitements médicaux ou certaines pratiques de soins non conventionnels, peut détourner des patients des soins, fragiliser la prévention et nourrir une défiance durable envers la science et les institutions sanitaires.
Dans un contexte marqué par une défiance croissante envers la science et les institutions sanitaires, la lutte contre la désinformation constitue une priorité de santé publique. Garantir l’accès à une information fiable est une condition essentielle pour permettre à chacun de faire des choix éclairés en matière de santé.
Initiée par le ministère de la santé, une mission d’expertise indépendante sur la désinformation en santé a été confiée au Pr Mathieu Molimard, à la Pr Dominique Costagliola et au Dr Hervé Maisonneuve. Cette mission a conduit à la mise en place d’entretien auprès de professionnels de santé, chercheurs, journalistes, enseignants, associations, créateurs de contenus, plateformes numériques et citoyens. Ce rapport est disponible depuis le 16 janvier 2026.
Conclusion de ce rapport :
La plupart des acteurs décrivent une augmentation de la désinformation en santé, alimentée par une culture scientifique déficiente, un esprit critique insuffisant, la viralité numérique, la perte de repères scientifiques et la diffusion organisée de contenus trompeurs.
Ils ont exprimé un besoin de coordination nationale, d’un accès plus simple à une information fiable, la mise en œuvre effective et plus rapide de sanctions vis-à-vis des désinformateurs et d’un meilleur soutien pour ceux qui s’expriment en informant le public, face au cyberharcèlement, aux menaces et aux attaques ciblées.
Une idée revient dans tous les entretiens : seule une mobilisation collective et structurée – associant des actions d’éducation, de formation, d’information, de détection, de sanctions et de recherche – permettra de répondre à la désinformation qui fragilise la confiance, met en danger la santé des citoyens, et participe à la polarisation de notre société.
Stéphanie Rist, ministre de la Santé et de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, annonce le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Cette stratégie vise à impulser des actions concrètes et durables afin de garantir à toutes et tous une information en santé fiable, accessible et compréhensible.